Un certain nombre de travaux d’analystes se réclamant de Lacan soutiennent la thèse d’une modification structurale récente du sujet, qu’ils désignent de noms divers : « sujet contemporain », « nouveau sujet », « néo-sujet », etc. Cet abus de langage (la définition lacanienne du sujet est sans ambiguïté) va de pair avec une référence privilégiée aux énoncés des sciences humaines et engage une politique. On s’efforce ici, à l’inverse, de situer l’acte analytique dans la conflictualité des discours.