Le livre de ma vie est bien entendu Alice au pays des merveilles. Mais j’ai déjà cent fois raconté cette histoire : la détestation immédiate, hatred at first sight, lorsque je l’ai lu pour la première fois, à l’âge de dix ans, en traduction, parce que ça ne ressemblait pas à Jules Verne ; l’intérêt suscité par un professeur d’anglais inspiré, en classe de quatrième, lorsqu’il nous fit déchiffrer The Walrus and the Carpenter ; le coup de foudre, vers seize ou dix-sept ans, lorsque je l’ai lu ...