Fabien CesbronRoland PierrotThéodore Verbeek
La roubaultite Cu₂ (UO₂)₃ (OH)₁₀ • 5 H₂O provient de la zone d'oxydation du gisement uranifère de Shinkolobwe, Katanga, où elle est accompagnée par la becquerellite, la vandenbrandéite, la soddyite et la cuprosklodowskite. La symétrie est triclinique P1 ou P[-1] avec a = 7,73 Å, b = 6,87 Å, c = 10,87 Å, α = 86°29', β = 134°12', γ = 93°10' et Z = 1. Les raies principales du diagramme de poudre sont : 7,74 (9) [-1]01 ; 6,88 (8) 010 ; 5,55 (10) 100 ; 3,448 (8) 10[-3]-[-2]12 ; 3,326 (8) [-1]21 ; 3,175 (8) [-2]11. La roubaultite est biaxe positive avec n'p = 1,700 ; n'm = 1,800 ; n'g = 1,83. L'étude de la dispersion des pouvoirs réflecteurs conduit à des indices égaux à 1,843 et 1,782 pour λ = 580 nm. Il existe un clivage parfait {100} et un clivage moyen {010} ; la densité calculée est égale à 5,02 g/cm³. L'analyse chimique donne : CuO = 13,5 %, SeO₂ = 0,3 %, UO₃ = 71,6 %, H₂O = 14,8 %, total = 100,2 %. Ce minéral est nommé en l'honneur du professeur Marcel Roubault et conservé dans la collection de l'École nationale supérieure des Mines de Paris.
Fabien CesbronRoland PierrotThéodore Verbeek
Christophe GaudefroyMarcel OrliacFrançois PermingeatAlexandre Parfenoff