L'étude des langues en contact, et l'une de ses manifestations qu'est le code-switching (terme au départ emprunté à l'électronique) auxquels recourent souvent les locuteurs à cheval sur deux langues, a connu une véritable montée en puissance depuis une trentaine d'années : alternance codique en français, terme tout aussi maladroit que la dénomination anglaise, qui évoque plus des alternances discrètes que la souplesse effective du phénomène (désormais CS).Le récent ouvrage de Penelope Gardner-Chloros (désormais PGC) constitue une manifestation de cet intérêt croissant de la part de linguistes issus de différents horizons des sciences du langage.Il parait d'ailleurs à peu près au moment où les presses universitaires de Cambridge font aussi sortir un ouvrage plus général sur les contacts de langues, de Yaron Matras (ouvrage qui comporte lui-même bien entendu un chapitre sur le code-switching).