Cet article s’intéresse aux études anthropologiques consacrées aux communautés d’immigrés et propose une réflexion sur les notions d’appartenance et de subjectivité, dont doivent tenir compte les scientifiques lorsqu’ils analysent leur groupe d’origine. Pour ce faire, il examine la relation particulière qui s’établit entre eux et leur objet d’étude. L’anthropologie permet d’explorer le facteur « natif » propre à ce type d’étude et d’envisager la façon dont est perçue l’identité des ethnologues dits « natifs ». Les sujets étudiés ne sont pas les seuls à être traversés par des identifications multiples. Nous-mêmes, en tant que chercheurs et acteurs sociaux, nous pouvons appartenir aux communautés auxquelles nous consacrons nos recherches et (re)devenir « natifs » en fonction des circonstances. En ce sens, l’identité ne doit pas être essentialisée – que ce soit celle des « natifs » ou de ceux qui en font leur objet d’étude.
Sandra Odeth Gerardo PérezPaola Alejandra Ramírez González