Partant d’observations sur les textes et s’appuyant sur les explications de certains théoriciens comme Quintilien, L. Rubio étudie l ’ordre des mots dans sa Sintaxis estructural del latin (tome ii , Barcelone 1976) et démontre que le prédicat se trouve normalement à la fin de la phrase et que, dans la construction déterminative, le déterminant (adverbe, adjectif, genitif) précède le déterminé. La situation du latin est donc, si l’on se réfère aux études typologiques de J. H. Greenberg et de W. P. Lehmann, celle d’une langue de l’ancien type indo-européen, avec le verbe situé en finale et le déterminé précédé du génitif, de l’adjectif et du démonstratif; cependant en latin se sont développés de façon irrégulière (bien que parallèle à celle des autres langues indo-européennes) des prépositions et des conjonctions antéposées alors que subsistent quelques archaïsmes tels que mecum, -que et -ue. En examinant certaines tendances du latin et de ses prolongements dans les langues romanes (où le verbe est situé entre le sujet et l’objet, et le génitif et l ’adjectif qualificatif postposés), on se demande s’il n’y a pas de tendance universelle à passer du verbe en position finale, à travers la position médiale, au verbe en position initiale.